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Le projet éolien et sa rentabilité

L’Association des entreprises électriques suisses vient de présenter trois scénarios pour sortir du nucléaire dans lesquels l’éolien est relégué à la dernière place tant son potentiel est reconnu comme faible dans notre pays. Et c’est ce moment que choisit M. Virdis, futur ex-directeur général de Groupe E, pour faire le forcing dans la presse («LL» du 22 juin).

Il ne rate pas une occasion de mettre la pression sur le Gouvernement cantonal pour que celui-ci accélère, bâcle et ignore les procédures légales dans le dossier du projet de parc industriel éolien du Lac-Noir. «Ce n’est pas normal que nous soyons freinés par les procédures», répète-t-il. M. Virdis est si pressé qu’il fait fi des avis des experts tels ceux de Météosuisse pour qui la mesure du potentiel éolien d’un site doit durer au moins un an, trois étant recommandés pour obtenir des résultats relativement fiables.

Car Groupe E n’a jamais démontré la rentabilité du projet du Schwyberg où les mesures de vent ont duré moins de cinq mois, avant que les mâts ne se brisent et qu’elles ne soient interrompues. Groupe E se garde du reste bien d’informer les Fribourgeois de cette importante lacune. Ces mesures doivent impérativement être faites sérieusement et intégralement.

Sinon, le Conseil d’Etat tomberait à nouveau dans la précipitation. Cette «urgence» que M. Ropraz, directeur de l’aménagement, a citée pour expliquer le surcoût de 22 mio du pont de la Poya. Tout en assurant que les enseignements avaient été tirés des erreurs de ses prédécesseurs. «Je promets de mettre tout en œuvre pour éviter de nouvelles mauvaises surprises», assure le ministre. Dans le dossier du Schwyberg aussi?

Claude Schaller, 11 juillet 2012

Courtaman

Source et original : courrier des lecteurs, La Liberté