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Les dés sont pipés au Schwyberg

"Oui, il faut protéger nos Préalpes fribourgeoises contre le saccage de ce site naturel merveilleux par des éoliennes de 140 m de haut dont la rentabilité ne justifie en rien la défiguration. Avec les éoliennes, finies les escapades en raquettes ou en peau de phoque, disparues les hardes de chamois effrayés par le ronflement menaçant des rotors, éradiqués, les derniers tétras-lyres. Quant aux amateurs de champignons, ils auront de la peine à trouver des cèpes sur les plates-formes bétonnées et les routes d’accès aux moulins à vent.

«La Liberté» ne dit pas dans son compte-rendu du 5 mars ce que trop de Fribourgeois ignorent. Dans cette affaire, les dés sont pipés. En effet, qui pousse à l’implantation d’éoliennes sur la Berra et au Cousimbert? Actionnaires de Groupe E, les Forces motrices bernoises pèsent lourdement.

Certes, les crêtes du Chasseral auraient mieux répondu à leurs attentes mais stop, c’est là un paysage d’importance nationale. Donc «tabou» pour les installations des grands rotors. Ce paysage exige protection. Mais pourquoi pas des éoliennes au-dessus de Gstaad, de Grindelwald, voire d’Interlaken? Les Bernois sont rusés, leurs paysages sont leur trésor touristique, pas touche! Par contre, même dans le Jura et sur les terres fribourgeoises, aucun problème! Les Gastlosen en ont frémi d’horreur.

Vous savez qui siège au conseil d’administration de Groupe E? Mais oui, c’est le directeur des FMB, inconditionnel partisan des éoliennes sur nos Préalpes, même si notre Breccaschlund est aussi d’importance nationale. Et que fait le canton, actionnaire de Groupe E à 78,5%?"

Pierre Marchioni,

Fribourg

Source et original : courrier des lecteurs, La Liberté